Leonard Cohen: monastic years at a Zen monastery to overcome depression
🚀 Key Takeaways
- Concept key : Cohen spent five years as a Zen monk to confront severe depression and reframe his life.
- Practical tip : Short, regular sitting practice and community support can help stabilize mood, alongside medical care.
- Did you know : He was ordained in 1996 at Mount Baldy Zen Center under Roshi Joshu Sasaki, taking the Dharma name Jikan.
He vanished from public life to find himself again.
Imagine a narrow dirt road winding up into the San Gabriel Mountains, sunlight on scrub and pine. There is a small wooden temple, a single bell, hands busy preparing rice in a low-lit kitchen, and a tall man, shaven, in simple robes, sitting in meditation. That man was Leonard Cohen, once a global singer-songwriter, now a monk learning how to breathe through the pain he had carried for decades.
Un départ radical
Leonard Cohen, né à Montréal en 1934, avait déjà une carrière plurielle avant sa retraite spirituelle. Poète et romancier dans les années 1950 et 1960, il a basculé vers la chanson avec des titres marquants comme Suzanne (1967), Bird on the Wire (1969) et Famous Blue Raincoat. Son œuvre culmine en 1984 avec l'album Various Positions qui contient Hallelujah, chanson devenue un classique mondial.
Il était reconnu pour sa voix grave, ses textes denses et son attrait pour les zones d'ombre de l'âme. Paradoxalement, la célébrité n'a pas apaisé ses tourments. Les tournées, les ruptures et la solitude l'ont souvent acculé à la dépression.
En 1994, après une décennie d'intensité médiatique et plusieurs épisodes de désarroi personnel, Cohen a choisi de s'installer au Mount Baldy Zen Center, près de Los Angeles, pour étudier le bouddhisme zen sous la direction du maître Roshi Joshu Sasaki.
Pourquoi la montagne
Le choix du zen n'était pas une mode passagère. Cohen avait commencé des pratiques spirituelles plus tôt dans sa vie, explorant le judaïsme, le bouddhisme et la méditation. Le zen, avec son emphasis sur la pratique assise (zazen) et la discipline monastique, lui offrait une structure contre le chaos intérieur.
Au Mount Baldy, il a endossé la vie commune du monastère. Il travaillait aux tâches quotidiennes, participait aux cérémonies, et s'asseyait plusieurs heures par jour en zazen. En 1996, il a été ordonné moine sous le nom de Jikan, qui peut se traduire par « temps » ou « silence ». Ces années ont été une sorte de retraite thérapeutique, mais aussi un apprentissage d'humilité.
Les raisons étaient à la fois médicales et existentielles. La dépression de Cohen n'était pas seulement une tristesse passagère, elle affectait son énergie créative et sa capacité à vivre. Le monastère lui a fourni un cadre pour réduire les stimulations, développer la régularité et réapprendre la relation au désir et à l'ego.
Transformation et création
La retraite n'a pas effacé la douleur, mais elle l'a transformée en matière à renaître. Sorti du monastère en 1999, Cohen a retrouvé la scène et la plume. Son album Ten New Songs, sorti en 2001 et co-écrit avec Sharon Robinson, témoigne d'une voix plus calme et d'un art allégé mais profond.
Il a expliqué dans des interviews ultérieures que ces années lui avaient sauvé la vie, sans pour autant promettre une guérison totale. Le zen lui a offert des outils : la patience, l'acceptation, et le contact avec une communauté qui n'idolâtrait pas la célébrité.
Cohen a continué à produire de la poésie et des chansons jusqu'à sa mort en 2016, montrant qu'une retraite spirituelle peut être un espace de réparation durable quand elle s'intègre à une vie accompagnée par des professionnels de la santé quand nécessaire.
Ce que cela nous apprend
Le parcours de Cohen illustre qu'une pause radicale peut aider, mais qu'elle n'est pas une panacée. Pour la dépression sévère, la méditation est utile comme complément, mais elle doit s'inscrire dans un suivi médical et psychothérapeutique adapté.
Quelques conseils concrets : commencer par cinq à dix minutes de respiration quotidienne, chercher un groupe local de méditation pour le soutien social, consulter un professionnel si les pensées suicidaires apparaissent, et considérer la thérapie combinée à un éventuel traitement médicamenteux.
Enfin, l'histoire de Cohen rappelle la puissance du silence partagé, de la discipline et du retour au corps. Pour certains, la retraite monastique est possible; pour d'autres, des retraites courtes, des ateliers de méditation ou une routine quotidienne suffisent à créer un changement significatif.
Thanks for reading, and don't forget, Enjoy Life Moments!


