Riviera Suisse

Faune de montagne : chamois et marmottes, les voisins d'en haut de Montreux

21/04/2026 60 vues
Faune de montagne : chamois et marmottes, les voisins d'en haut de Montreux
Au-dessus de Montreux, sur les pentes des Préalpes vaudoises, chamois et marmottes rythment la vie des estives du printemps à l'automne, visibles depuis le train pour les Rochers-de-Naye ou sur les sentiers vers la Dent de Jaman. Initiatives locales, protections historiques et comportements des visiteurs conditionnent leur avenir.

Soleil sur le calcaire, le cliquetis lointain du train à crémaillère, et une marmotte posée sur un rocher, sifflant à l'approche d'un randonneur. On sent alors la montagne devenir proche et familière.

Immédiatement, la présence des chamois (Rupicapra rupicapra) et des marmottes alpines (Marmota marmota) au-dessus de Montreux a des conséquences palpables. Leurs passages façonnent les pâturages et les éboulis, ils influent sur la végétation par le pâturage et le creusement des terriers, et ils sont devenus des symboles de l'identité montagnarde de la Riviera.

🚀 L'essentiel

  • Concept clé : Chamois et marmottes sont centraux pour l'écosystème des Préalpes vaudoises et pour l'expérience touristique au-dessus de Montreux.
  • Conseil pratique : Meilleures observations à l'aube ou au crépuscule pour les chamois, en journée pour les marmottes; utilisez des jumelles et gardez vos distances.
  • Le saviez-vous : Le train à crémaillère jusqu'aux Rochers-de-Naye offre l'accès le plus simple pour observer les marmottes en milieu alpin.

Juin-juillet : traces visibles, anecdotes et rencontres

En début d'été, les pâturages au voisinage des Avants et vers Glion deviennent une scène. Les visiteurs du train des Rochers-de-Naye témoignent souvent de marmottes au soleil le long des sentiers, ou d'un chamois silhouetté sur une crête qui domine le Léman.

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Les anecdotes concrètes sont nombreuses. Les accompagnateurs du Montreux–Glion–Rochers-de-Naye repèrent des colonies de marmottes habituées à la présence humaine, tout en restant sauvages. Les randonneurs sur l'itinéraire de la Dent de Jaman racontent parfois une femelle chamois guidant ses petits sur des corniches étroites, un rappel de l'usage par ces animaux des terrains escarpés pour se protéger.

Ces rencontres ont aussi des retombées locales. Restaurants de montagne et opérateurs de visites thématiques mettent la faune en avant. Les photographes amateurs et les familles apportent jumelles et respect. Mais la fréquence des observations impose des règles pour éviter l'habitutation et le stress des animaux.

Août-septembre : pourquoi ils comptent, causes et rôles écologiques

Chamois et marmottes ne sont pas que des attractions. Les marmottes, par leurs terriers, aèrent les sols, ce qui favorise certaines plantes. Les chamois, par leur pâturage, contribuent à maintenir une mosaïque de prairies et de buissons, influençant la diversité végétale selon l'altitude.

Historiquement ces espèces ont souffert de la chasse excessive et de la perte d'habitats. Tout au long du XXe siècle, les mesures de protection et la baisse de la pression cynégétique ont permis une remontée des populations. Dans les Préalpes vaudoises, la gestion de l'estivage et des zones protégées a stabilisé les effectifs locaux.

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Il y a aussi une dimension culturelle. La faune de montagne est présente dans le patrimoine et les traditions locales, et des sorties scolaires ou des panneaux d'interprétation transforment ces animaux en ambassadeurs vivants de la biodiversité.

Octobre-novembre : cependant, contradictions, menaces et perspectives

Cependant, des pressions persistent. Le changement climatique déplace les étages de végétation vers le haut, réduisant l'espace adapté aux espèces de milieu froid. L'afflux touristique sur les sentiers fréquentés peut fragmenter les habitats et provoquer l'habitutation, surtout lorsque des visiteurs nourrissent les animaux, ce qui est à proscrire.

Les choix de gestion posent des dilemmes. Les spécialistes prônent des stratégies mosaïques qui combinent refuges protégés, régulation saisonnière des accès et campagnes d'information. Les autorités locales testent des panneaux et des sorties guidées pour détourner les flux des colonies sensibles pendant les périodes de reproduction.

Sur le plan positif, les programmes de suivi se développent. Des initiatives de science participative permettent aux randonneurs de signaler observations et photos, ce qui aide à cartographier les déplacements saisonniers et à adapter la gestion. L'enjeu reste d'équilibrer accès et protection.

Conseils pratiques : utilisez des jumelles, restez sur les sentiers balisés, tenez votre chien en laisse, ne nourrissez pas les animaux et préférez les sorties tôt le matin ou en fin d'après-midi. Emportez un petit guide et la carte du parcours pour enrichir votre observation.

Note historique : la reconquête des populations de chamois en Suisse au XXe siècle est un succès de la conservation, rendu possible par des régulations de la chasse et la protection des habitats. Les marmottes, raréfiées dans les vallées basses, ont recolonisé les alpages plus élevés lorsque les perturbations ont diminué.

Indiscrétion locale : pour maximiser vos chances de voir des marmottes sans les déranger, observez discrètement depuis les chemins sommitaux des Rochers-de-Naye près des affleurements rocheux. Pour les chamois, scrutez les arêtes au crépuscule depuis le belvédère de la Dent de Jaman ou des pentes au-dessus des Avants.

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